💼 Vie de startup : entre passion, pression… et liquidation
🌱 Créer, tester, rater, recommencer
Travailler dans une startup, c’est excitant.
Mais c’est aussi épuisant, parfois même brutal.
Chez EANQA, on partait de rien.
Il fallait tout faire : backend, frontend, interface, infra, support…
Il fallait tout apprendre, souvent en marchant.
Et surtout : il fallait tout livrer, avec les moyens du bord.
🧠 Les dilemmes quotidiens
Chaque jour, c’était un équilibre fragile :
- Est-ce qu’on prend le temps de bien faire, quitte à livrer en retard ?
- Ou est-ce qu’on livre une version moyenne, mais à temps pour le client ou l’investisseur ?
C’est ça, la dure réalité du produit :
👉 Un livrable parfait mais en retard ne sert parfois à rien.
👉 Un MVP (Minimum Viable Product) imparfait peut faire vivre la boîte quelques mois de plus.
Le problème, c’est que ce calcul… il faut le faire tous les jours.
📊 Le modèle économique, la quête du sens
EANQA portait un projet dans le domaine de la santé.
C’était noble. Important. Utile.
Mais une startup, c’est pas qu’un produit, c’est aussi :
- Des modèles de revenus à définir
- Des clients à convaincre
- Des investisseurs à rassurer
- Et parfois, des salaires à différer pour survivre un mois de plus
On jonglait entre les bugs, les pivots stratégiques, les délais, et les factures.
C’était une vraie école. Une école d’exigence et de réalité.
⚖️ Les choix difficiles
Dans une startup, chaque décision a un poids :
- Faut-il prendre un nouveau freelance, ou garder la trésorerie ?
- Faut-il refaire la base technique, ou patcher pour tenir encore 6 mois ?
- Faut-il dire la vérité au client, ou temporiser et tenir la démo de lundi ?
Ces choix, on les a faits ensemble.
On a essayé, échoué, amélioré.
Mais à force de tirer sur la corde… on finit parfois par ne plus pouvoir avancer.
💔 La fin d’une aventure : liquidation judiciaire
EANQA, c’est 4 ans de travail, de lignes de code, de réunions tardives, de rêves.
Mais en 2025, malgré tous les efforts, malgré la passion, malgré le produit…
📉 La startup a été placée en liquidation judiciaire.
Pas de rachat. Pas de seconde chance. Fin de l’histoire.
🙏 Ce qu’on retient
Même si ça s’est mal terminé, je ne regrette rien.
EANQA m’a appris :
- À coder sous pression
- À travailler en équipe
- À communiquer avec des utilisateurs et des décideurs
- À livrer un produit réel utilisé par de vraies personnes
Et surtout, à croire qu’on peut construire des choses utiles, même sans être une multinationale.
💡 Si tu montes un jour une startup, n’oublie jamais :
Le code est une partie du problème. Le reste, c’est de l’humain, de l’argent, du temps… et un peu de chance.